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voie verte de la ligne Caen Flers

        Le Pont de fer de l'Ile enchantée

 

Un nouveau morceau de la ligne Caen-Flers a été démantelé lors de la création de la voie verte en 2013....il s'agit du passage du Pont de fer de l'Ile enchantée.

On peut se demander pourquoi puisqu'il aurait été possible d'utiliser le second tablier qui ne servait plus depuis la dépose de la seconde voie.

Pour autant la réhabilitation du pont est une réussite et permet un passage agréable à vélo.

Le projet de réactivation du chemin de fer à l'horizon 2020 promise par le conseil régional est

toujours d'actualité....raison de la sauvegarde de la voie ferrée dont la voie verte est complémentaire.

La situation sera certainement corrigée à ce moment et le second pont de fer aménagé en

conséquence pour un train touristique dont le départ au niveau de la prairie de Caen serait une évidence.

 

                            Trois photos....trois époques sur l'un des deux ponts de fer 1984....1999....2014

                                                   Le viaduc Sainte Anne

On raconte beaucoup d'histoires pour qui osent y croire sur Sainte Anne qui protège la ligne Caen-Flers depuis son ouverture le 15 mai 1873.

Certaines coïncidences sont pourtant surprenantes....n'ayez pas peur, si vous aimez cette voie, elle vous le rendra.

Les plus beaux viaducs de la ligne et de la région

Le plus grand et peut être le plus beau est le viaduc de la Lande, mais certains viaducs plus petits ne manquent pas de charmes.

Une attention particulière au viaduc de Pouquet, au viaduc de Sainte Anne, au viaduc du Parc et au viaduc des Bordeaux est à observer.

La suisse normande possède deux autres viaducs sur la ligne qui reliait Berjou à Falaise.

Le premier a perdu son tablier métallique en1959, il s'agit du viaduc de Boulaire qui comble de tout avait déjà vu son tablier s'écrouler lors de sa construction.

Viaduc particulier car il était possible d'enlever les rails après le passage du train pour l'utiliser à d'autres fins.

Le second est le viaduc de la Fouillerie, certainement le plus élancé, tout de briques vêtu.

Il n'est pas possible de parler de viaducs sans avoir une pensée pour le viaduc de la Souleuvre, monument Eiffel détruit en 1970.

Il avait pourtant été très légèrement endommagé lors de la seconde guerre mondiale mais pour des raisons de sécurité, ne voyant plus passer de trains, le département du calvados validait son démantèlement.

Malgré le refus massif de la population de voir partir ainsi ce monument de la région, il fut condamné.

Heureusement pour des coûts financiers, les piliers furent sauvegardés.

Deux des piliers sont aujourd'hui utilisés pour le saut à l'élastique.

Quel dommage, la voie verte de l'ancienne ligne Caen-Vire ne sera jamais possible, il aurait pourtant été intéressant de rejoindre à Vire la voie verte qui conduit à Mortain par ce trajet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de la ligne de chemin de fer Caen-Flers a conduit à maintenir pratiquement toute la plateforme, favorisant un avenir en compagnie de la voie verte. 

Le train touristique, le vélorail, le vélo, la marche à pied, le roller sont autant de moyens de découvrir cette si belle région.

Les ingrédients de la voie verte de la ligne Caen-Flers sont là, c'est une chance à saisir par la région et le département du calvados pour l'aménagement d'activités sur la section Caen-Clécy.

Musée à cœur ouvert, elle ouvre la voie vers le développement touristique et le loisir.

En favorisant son utilisation multiple, nous ne la réduirons pas à une simple voie verte mais bien à un nouveau concept que la présence de la voie ferrée rend possible.

Rêve de voyages

.Patrimoine constitué de points de vue remarquables des ponts de fer de l'ile enchantée, du viaduc de Pouquet, de Sainte Anne, du Parc, de la Lande mais aussi des Bordeaux....elle s'offre le luxe de franchir 5 viaducs, 2 tunnels, parmis les 24 ouvrages d'art qui la composent.

Un véritable jardin s'offre à vous, la ligne ne quittant pas d'un rail jusqu'à Clécy la vallée de l'orne puis après le tunnel des gouttes la Vallée du noireau.

Paysage grandiose digne d'une petite suisse, tout au long du parcours la ligne apporte une vision globale de la vallée de l'orne jusqu'au viaduc de la Lande motivant à chaque instant le goût du voyage et le souvenir d'un des plus beaux trajets par chemin de fer.

La ligne semble épouser l'orne puis le noireau qu'elle entrecroise continuellement tout au long du trajet.

Poumon du tissu économique du coeur de la basse normandie, le passé est à chaque recoin de cette aventure qui respire le patrimoine de l'âge d'or métallurgique.

Chacun y trouvera un peu de mélancolie sur les traces de notre glorieux passé industriel.

 

 

Le Pont de Brie, La forêt de Grimbosq et sa halte 

La voie verte de la ligne Caen-Flers longe à partir du Viaduc Sainte Anne la forêt de Grimbosq.

De nombreux chemins sont aménagés pour la découvrir à pied ou à VTT.

Après le Passage à Niveau n°13, la courbe du camp romain qui suit notre rivière l'orne indique l'arrivée prochaine à la Halte de Grimbosq.  

C'est sur ce lieu de bataille que l'on rappelle souvent les faits des résistants qui ont fait sauter la voie ferrée pour l'interdire à l'armée Allemande lors du débarquement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La halte de Grimbosq se trouve sur le lieu du Pont de Brie, qui enjambe la rivière à l'emplacement d'un ancien passage à gué.

La ligne de chemin de fer suivant la rivière,  tout au long du trajet la construction de ponts pour son passage ou de ponts pour se rendre à un point d'arrêt du train,  mais aussi de tunnel sont sources d'objections lors de l'enquête publique avant réalisation.

Comme toujours, l'évolution produit aussi son lot de destructions de métiers....

Ce pont construit lors de la création de la ligne Caen-Flers permettait aux riverains de la rive gauche de la rivière de se rendre par le plus court chemin à la Halte de Grimbosq.

 

 

 

 

 

 

 

 

De l'autre coté du Pont de Brie, une excellente Auberge vous attend avec une belle vue sur le barrage hydro-électrique qui comporte une échelle à saumons.

La rivière disposait de nombreux moulins qui utilisaient la force de l'eau, il en reste quelques traces observables tout au long du trajet.

C'est sur le lieu du moulin de Brieux qui veut dire humide en Gaulois qu'est érigé ce barrage.

La Halte de Grimbosq construite après guerre remplace le passage à niveau n° 15 qui se tenait de l'autre coté de la route.

Du pur style reconstruction, elle participait à animer les abords du Pont de Brie.

Ballade du Pont du Coudray au Viaduc de Sainte Anne

Après le passage à niveau n°9 très fréquenté par les pécheurs du Moulin de Bully, une dernière courbe et c'est la gare de Mutrécy, petite gare de campagne reconstruite après guerre, un peu démesurée au regard de son trafic marchandises et voyageurs.

Elle comportait une salle des pas perdues, guichets, salle de remise annexe, balance pour les colis.

Un logement de fonction pour le chef de gare et sa famille qui avait aussi la fonction de garde barrières.

Une voie de croisement, une voie de débord qui conduisait à la remise à marchandises, constituaient son réseau de manœuvres.

Lieu animé par les guinguettes des beaux jours, les restaurants, le pont du Coudray vous invite à flâner le long de l'orne.

Les bords de la gare ont été équipées pour recevoir la voie verte qui passe sur l'ancien quai de la voie de croisement.

Le wagon poste de l'association Acf et les vélorails dont le départ s'effectue de cet endroit animent les bords de quai de la gare.

La voie verte de la ligne Caen-Flers partage la plateforme dès lors jusqu'à Grimbosq ...Thury-Harcourt, avec cet autre moyen de déplacement.

Après Mutrécy, un long remblai domine l'Orne dans une petite vallée au paysage verdoyant.

Les restes du moulin de Pouquet, d'une usine électrique et du barrage, le viaduc de Pouquet puis c'est le passage à niveau n°12 dit des cullière au lieu du val de Maizet.

Le val de Maizet comptait trois moulins, celui de Pouquet fut détruit partiellement en 1883.

En 1911, Paul Drouville, entrepreneur de la région acheva de le raser pour construire un bâtiment moderne à usage de beurrerie mécanique auquel on adjoint une salle des machines animant une immense roue à aubes de plus de 6,5m de diamètre.

Sur le bord de la voie, une vieille barrière à roues, de l'époque du chemin de fer et sur le coté une ancienne usine.

Elle était raccordée au chemin de fer.

Il n'y a pas si longtemps des traces des rails de cet embranchement particulier existées encore avec des fosses à trains....

Une aire de stationnement et de repos est installée afin d'admirer la vue escarpée.

Le calme d'aujourd'hui ne peut préfigurer que le lieu avait une activité industrielle bien particulière, la fabrication de wagons et de locotracteurs.

"Les constructions mécaniques du Val de Maizet" crée en aout 1924 ont employé jusqu'à 120 personnes.

De renommé, les locotracteurs Drouville étaient fabriqués sur ce site.

Après guerre, l'usine fut reprise pour une activité orientée vers la serrurerie sans retrouver le prestige de son passé.

Elle ferme ses portes définitivement en septembre 1975.

Certains bâtiments ont été réaménagés pour l'utilisation actuelle, cirque et art de la rue.

L'usine était plus grande et possédait ses propres logements pour le personnel comme dans beaucoup de domaine utilisant de la main d’œuvre ouvrière dans les années 1900.

Le Val de Maizet connu aussi une activité de carrière.....sa ferme et son moulin, le tout animé par le bruit des trains qui ne cessaient de passer au regard de la forte utilisation de la ligne pour les carrières, mines de fer et  des embranchements particuliers présents en plus du service voyageurs.

C'était l'époque du plein emploi, et de l'industrialisation.

Quittant ce lieu, la voie verte traverse une tranchée lui évitant le méandre de la rivière qui fut taillée à force de dynamite et de sueur humaine.

Aussitôt après, elle arrive au viaduc de Sainte Anne qui a succédé à un sanctuaire celtique dédié à une divinité des eaux.

On implore Sainte Anne les année de grandes sécheresses.

Sainte Anne a inscrit la légende de la ligne Caen-Flers, légende qui s'est révélée devenir réalité un siècle plus tard.

En voici le texte: "lors de la construction du chemin de fer, la petite chapelle Sainte Anne du être déplacée de quelques mètre.

La sainte vint pleurer à plusieurs reprises sur les bords de la rivière.

A la suite, Sainte Anne décida de protéger la voie ferrée, mais pour punir l'homme d'avoir touché à sa chapelle, elle lui interdirait de faire passer un train...."

Secret de Sainte Anne

Nous somme en 1792, déjà on dénombre l’existence de la chapelle ou sous la terreur des prêtes "non jureur" y donnaient la messe clandestine et parfois se risquaient à y célébrer le saint sacrifice.

Au 18eme et 19eme siècle, le lieu devient un site de promenade et de pique nique pour citadins.

La chapelle était aussi un centre de pèlerinage pour les âmes de la contrée.

On s'y réunissait le lundi de Pâque et le 26 juillet, jour de la Sainte qui avait la faculté de faire pleuvoir lors des périodes de sécheresse.

Les fidèles des paroisses voisines s'y rendaient en procession en chantant des cantiques avec à leur tête les sacristains agissant leur tinterelle.

Les bannières étaient plongées dans le cours de l'orne et le retour s'effectuait à une cadence accélérée car il fallait craindre que Sainte Anne déclenche l'orage et la pluie.

On raconte que lorsque cessèrent les pèlerinages un lièvre venait célébrer la messe et donnait la communion aux gens crédules.

En 1944, elle fut le lieu d'un ilot de résistance de l'armée allemande.

Les combats de forêt furent atroces et le bombardement intensif des ouvrages d'art permanent.

Le viaduc de Sainte Anne perdit dans l'un de ces jours noirs une de ces arches comme celui de Pouquet qui se trouve à quelques centaines de mètres.

La 56eme division d'infanterie Britannique franchit néanmoins l'orne vers la poursuite de la libération de la région.

Il faut dire qu'à ce moment le niveau de la rivière était très bas, rendant la traversée plus facile.

Dans la forêt, les Allemands cachaient un centre de munitions qui fut pulvérisé par la royal air force.

Dans les nombreux bombardements, il faut retenir la destruction du Moulin d’Angers très connu dans la région.

On ne peut quitter la Chapelle sans évoquer la roche à la louve.

Une histoire raconte qu'elle était habitée par une louve féroce.

L'aventurier qui voulait faire du tourisme en ce lieu risquait la noyade et une simple promenade le long des rives présentait déjà un danger.

Un charretier et sa querette aurait dit on disparu ainsi.

L'ilot a été détruit lors de la construction de la voie ferrée....de quoi rassurer les plus craintifs !!!  

 

railsuissenormande@gmail.com