voie verte de la ligne Caen Flers

La plus belle des voies vertes de la région

La voie verte vous conduit au cœur de la suisse normande par la vallée de l'orne , expérience unique et interdite en voiture.

Paysage sauvage et agréable digne des plus belles représentations de notre verte région.

Pour le plaisir des yeux, pour la beauté des paysages, mais aussi pour un grand bain de nature, la voie verte vous accueille pour prendre la direction de la suisse normande et bientôt de sa capitale Clécy dont son viaduc, le viaduc de la Lande, est un monument de la région.

En famille, avec des amis, voyageurs d'un jour, sportifs de toujours, vacanciers, tourismes d'un weekend,  prenez le temps de découvrir cette verte vallée qui vous contera l'histoire d'une région qui ne fut pas seulement agricole et dont les vestiges du chemin de fer rappellent l'importance des mines de fer pour l'activité du bassin industriel et du port de Caen.

Au départ de la prairie à Caen ou aux différents points d'accès, venez passer une journée inoubliable....

jusqu'à son terminus provisoire, la gare de Thury-Harcourt...annonçant la poursuite prochaine vers Clécy.

La station de Thury Harcourt a été réhabilitée en snack ou il fera bon de vous poser le temps d'une pose café.

Au départ de Caen

L'idéal est de partir de Caen pour découvrir l'ensemble de la voie verte. ( 30 à 50 mn de vélo pour atteindre la forêt de Grimbosq, nombreux lieux pour faire des poses tout au long du trajet)

L'aménagement au niveau de la prairie est particulièrement bien réussi avec deux passerelles de largeur confortable pour atteindre le tablier de la ligne Caen-Flers.

Le confort du revêtement de la voie verte est excellent et ne demande pas de conditions particulières pour entreprendre cette excursion pour les moins sportifs, une voie ferrée étant de par nature assez plate.

Vous trouverez facilement une place pour garer votre véhicule proche des anciennes bifurcations dite de la patte d'oie ou de Courseulles sur le site de la prairie.

A noter que la prairie à Caen est connue des habitants si vous avez à demander votre route et facilement identifiable sur un plan si vous êtes touristes de passage dans la région.


Caen était une grande gare de correspondances, sur le plan ci dessous, vous apercevez quatre traits noirs correspondant aux voies ferrées qui se raccordaient au niveau de la prairie.

Seul subsiste aujourd'hui la ligne Paris-Cherbourg, et la ligne Caen-Flers qui n'est plus utilisée et dont la voie ferrée a été déferrée sur 200m au niveau du raccordement avec la ligne Paris Cherbourg.

Progressivement après guerre jusqu'à  dans les années 80, les lignes ferment, laissant place aux ronces et à l'oubli.

Le renouveau de ces anciennes lignes passe pour celles dont les plateformes n'ont pas été détruites par la création de voies vertes.

Ainsi un autre aménagement à la prairie orienté vers l'ancienne ligne Caen-Vire est en cours de finition.

Il permet de rejoindre la portion existante de voie verte entre la gare du Mesnil de Louvigny et Bretteville sur Odon.

Vous pourrez aussi la parcourir au départ de la prairie pour un trajet de faible distance puisque la plateforme a disparu de façon irrémédiable à Bretteville sur Odon, bêtise humaine ou manque de vision d'avenir, à vous de vous faire votre opinion.

En tout cas, pour celle qui concerne la suisse normande, la bataille du rail a eu au moins le mérite de maintenir pratiquement l'ensemble de la voie à l'exception du secteur de l'ile enchantée ou la plateforme fut détruite sans concertation dans le cadre du plan anti-inondation sur quelques centaines de mètres un certain mois d'août 2003.

Il faudra prévoir le surcoût d'une création d'une passerelle dans le projet de réouverture du complémentaire train touristique pour rejoindre la ville de Caen.

Un coût supplémentaire de remise en état car un bassin de rétention sur ce site était réalisable en créant des buses sous la plateforme, il en fut décidé autrement.....


Anciennes lignes au départ de Caen dite Caen gare de l'ouest à écartement standard.

Ligne Caen-Flers-Laval (chemin de fer de la suisse normande)

Ligne Caen-Vire (chemin de fer du viaduc de la souleuvre)

Ligne Caen-Courseulles (chemin de fer Caen à la mer) via la gare de Caen Saint Martin

Ligne Caen-Dozulé-Cabourg  (chemin de fer de la côte fleurie)                                                                                                               

Ligne Caen-Soumont Saint Quentin (chemin de fer minier)

 

Le principal nœud ferroviaire se trouvait à la prairie de Caen; il correspondait aux lignes Caen-Flers-Laval, Caen-Vire, Caen-Courseulles, en jonction avec la ligne Paris Cherbourg qui est la dernière ligne encore en fonctionnement.

Le plan de voie de l'ancien centre d'aiguillage de la bifur de Courseulles se trouve dans le wagon postal en gare de Pont-Erambourg.

 

Le Tunnel des gouttes

Après la gare de la Lande Clécy, la ligne emprunte un tunnel long de 1791m, le tunnel des gouttes pour atteindre la vallée du Noireau mis en service le 15 mai 1873.

Il dispose d'un canal pour l'écoulement des eaux d'infiltration.

Il a été creusé à la main, percé dans le schiste à la dynamite entre 1867 et 1873.

La voûte est entièrement maçonnée en briques.

Des abris latéraux ont été aménagés sur toute sa longueur.

On déplore des accidents et même des morts comme le 4 février 1868 dans le puit d'aération n°1 d'une profondeur de 66m.

Ce lieu chargé d'histoires rappelle les sombres années de la seconde guerre mondiale, un certain train blindé Allemand, celui de Hermann Goering, une réunion secrète, les jours après le débarquement et le bombardement de Condé sur Noireau lorsque les habitants se sont réfugiés sous le tunnel ainsi que les journées qui s'ensuivirent jusqu'à la libération de Berjou le 15 août 1944.

Le tunnel, c'est aussi l'histoire de sa construction, les autres projets de déviation de la ligne afin d'éviter le coût de sa réalisation, le déplacement de la voie sous le tunnel pour envisager la mise en place d'une seconde voie en 1910, les puits et les inquiétudes des propriétaires.

Une chose est certaine, les gouttes font partie de son quotidien mais aussi les chauves souris qui y ont élu domicile.

Il est toujours impressionnant de se trouver au centre sous l'un des trois puits d'aération, au plus profond du tunnel.

Lieu enfuit à 114m sous terre, l'atmosphère en le traversant à pied à cause de sa longue ligne droite avec une légère pente  peut intriguer les moins audacieux puisque cette situation provoque une diminution de la vision de la sortie lorsque l'on avance dans le tunnel.

Dans les années 1980, les détracteurs de la réouverture de la ligne de chemin de fer évoquaient son mauvais état par manque d'entretien.

Dans les faits, l'eau a toujours ruisselé sous le tunnel qui est plus humide qu'en mauvais état.

Plusieurs examens de sa voute ont été réalisés par la S.N.C.F relançant dès lors le débat de son utilisation.

Ce tunnel, cœur de la ligne, a fait souvent couler de l'encre, il fut même entendu qu'il aurait pu servir pour entreposer les déchets nucléaires en le condamnent.

Aujourd'hui, il est toujours là, fermé mais utilisable.

Seul l'association Acf y a fait passé ces dernières années pour ses propres besoins une draisine avec wagon.

Si les rails y sont rouillés et les boulons dangereusement pointus par endroit, la voie dans son ensemble est encore en état de faire passer un train à faible vitesse.

Il n'a pas fini de faire parler de lui.....

Une chose est certaine, notre voie verte ne passera pas le tunnel des gouttes en compagnie de la ligne de chemin de fer Caen-Flers.

Clécy sera le terminus de la voie verte de la ligne Caen-Flers en 2016, il faudra dévier par un autre chemin pour continuer vers la Rochelle.

Dommage, la place était bien disponible à coté de la voie ferrée pour poursuivre l'aventure, certe il aurait fallu aménager quelques points d'éclairages au regard de sa longueur.

Les vélorails de la ligne Caen-Flers-Laval

Je ne connais pas d'autres lignes qui possèdent autant de lieux pour faire du vélorail que cette ligne en France.

Et pour cause, les vallées traversées sont magnifiques.

Vous pourrez prendre votre vélorail au Pont du Coudray (gare de Mutrécy), pour ce qui concerne la section Caen à Thury-Harcourt pour découvrir la vallée de l'Orne mais aussi à Pont-Erambourg à côté de Condé sur Noireau pour une rencontre sous un autre angle avec la vallée du Noireau et enfin à Saint Loup du Gast proche d'Ambrière pour approcher la Mayenne sur la portion de ligne encore existante de la section Flers-Laval.

La belle époque

La carte postale nous laisse les traces de la perception de nos petits coins de campagnes.

Les gares, viaducs, trains y sont photographiés.

Moyen d'imaginer ce petit monde du rail aujourd'hui révolu, il est l'histoire de nos ainés, que la carte postale a figé pour l'éternité.

Je vous propose au travers de photos des gares du début des années 1900 de retrouver la trace de la voie ferrée Caen-Flers-Laval, la parcourant ainsi sur son intégralité.

Bon voyage dans le temps !!!

Les gares de la voie verte

Lors de votre parcours sur la ligne entre Caen et Clécy, vous trouvez la trace des gares, sauf de celle de Saint Rémy sur Orne qui a été détruite.

Au départ de Caen, la première sur le parcours est celle de Feuguerolles Saint André, petite gare de type Ouest qui a gardé son caché.

Le propriétaire des lieux a fait une extension sans réellement la dénaturer.

Sa voie de croisement n' a pas été démontée et son abri de quai est toujours présent.

Il n'est pas toutefois pas utilisable en cas de pluie pour s'abriter, la voie verte ne passant pas comme en gare de Mutrécy et de Thury-Harcourt sur l'un des quais de la gare de façon surprenante ?.

Quelques kilomètres plus loin, la voie verte de la ligne Caen-Flers vous conduit à la gare de Mutrécy qui n'a pas toujours porté ce nom. (Gare de Clinchamps ou de Mutrécy, à vous de choisir en fonction de l'époque de son histoire).

Détruite pendant la seconde guerre mondiale, elle fut reconstruite dans le même style que celle de Thury-Harcourt, fortement endommagée aussi.

Fait du hasard, celle de Thury-Harcourt est une gare qui elle même n'a pas toujours porté le même nom.

A noter que ces deux gares avaient aussi de commun de gérer les passages à niveau.

Toutefois l'activité de la gare de Thury-Harcourt bien qu'ayant un service marchandises faible en dehors de certaines périodes comme celui de Mutrécy, comportait un service voyageurs qui méritait son titre de gare moyenne de la ligne.

En gare de Mutrécy, l'abri de quai permet en cas de pluie de laisser passer l'orage...

La halle à marchandises comme la plus part de celles de la ligne a disparu.

La plus belle restante est celle de Pont-Erambourg, à coté de Condé sur Noireau, lieu ou vous trouvez le musée de l'association Acf, musée gratuit pour découvrir un peu plus l'histoire de la ligne.

La prochaine gare que la voie verte traverse est celle de Grimbosq, qui n'est pas une gare mais une halte.

Halte qui servait de passage à niveau comme celle de Clécy Bourg  plus loin sur la ligne.

Cette halte passage à niveau, fut détruite pendant la seconde guerre mondiale et reconstruite comme elle se présente aujourd'hui.

On y délivrait des titres de transports, assurait la sécurité des barrières et le transfert de petits colis.

Après le tunnel du Hom, vous arrivez en gare de Thury-Harcourt, terminus de la voie verte en attendant la poursuite vers Clécy.

Cette gare est restée dans son jus, telle qu'elle pouvait se trouver dans les années 1980.

Il est facile d'imaginer son plan de voies.

Une de ses annexes encore existante est utilisée pour entreposer du matériel par l'association Acf. 

Comme en gare de Mutrécy, l'abri de quai a été conservé, pouvant servir de point de chute en cas de pluie.

A noter la présence du grand parking de la gare, intéressant pour ceux qui souhaitent effectuer la balade sur la voie verte de la ligne Caen-Flers au départ de Thury-Harcourt.

Prévu dans un temps pour 2016, annoncé aujourd'hui pour 2018, vous pourrez découvrir les deux gares de Clécy, la gare de la Lande et la halte de Clécy Bourg, la voie verte se poursuivant vers Clécy.

Unique village de la ligne à posséder deux gares dont une est une halte, curiosité relative à l'histoire de la ligne Caen-Flers.

Mais ceci est une autre histoire.....

Les passages à niveau

Le métier de garde barrières a disparu, mais nombre de petites maisons de ces cheminots de la voie sont toujours présentes sur le trajet de la voie verte de la ligne Caen-Flers.

Comme les gares, les maisons de garde barrière correspondent à un type de construction régionale, dans la région on parle du type ouest en référence à l'ancienne compagnie de l'ouest qui gérait le chemin de fer jusqu'à la création de la S.N.C.F.

Elle portait toute un numéro, comme vous pouvez le constater sur les n°12 et n°13 dont les propriétaires ont conservé le charme.

Ces petites maisons ont été vendues par le chemin de fer souvent pour un prix modique au regard de leur petite taille et de leur confort modeste.

Elles comportaient toutes un petit jardin,un puit et dans fond le coin toilette.

Certaines ont trouvé acheteur, d'autres ont été tout simplement détruites. 

Elles pouvaient aussi avoir la fonction de halte comme celle de Grimbosq, Clécy Bourg, Pont-Erambourg.

Toutefois bien que ressemblant à une maison de passage à niveau, la halte de Caligny, n'était pas une maison de garde barrière mais bien une maison de halte qui en son temps fut aussi gare avec une voie d'évitement.

La ligne disposait aussi de passages à niveau non gardés utilisés pour des chemins agricoles peu fréquentés.

En comptant bien, vous trouverez 12 passages à niveau de Caen au viaduc de Pouquet annonçant la forêt de Grimbosq. 

Les petits gens de la voie ont aujourd'hui disparu, mais en observant ........ 

Naissance de la suisse normande

Au début du 19eme siècle, on ne s'intéresse guère à la suisse normande considérée comme un élément du bocage.

C'est l'arrivée de la ligne Caen-Flers-Laval qui fait naitre la suisse normande.

A cette époque, le chemin de fer apporte la notion de tourisme et introduit l’intérêt pour le paysage.

Les visiteurs extérieurs à la région s'étonnent dans le récits qu'ils font de leur voyage des reliefs de ce petit coin de Normandie.

Ils parlent de sites grandioses, paroles qui seront reprises par nombres de journalistes.

A la veille de sa fermeture en 1970, les journalistes du quotidien Paris Normandie rappelaient la beauté des paysages traversés.

Tout était dit, ou presque...

Jusqu'en 1930, il n'y avait pas de limites précises pour définir la suisse normande ,  la ligne Caen-Flers étant considérée comme l'épine dorsale.

Après la seconde guerre mondiale, le territoire de la suisse normande se fixe sur les espaces actuels.

Deux principaux pôles convoitent le tourisme vert, Thury-Harcourt avec sa boucle du hom et Clécy avec ses rochers du parc.

Toutefois, c'est Clécy qui prend le titre de capitale de la suisse normande avec guinguettes, canotage, auberges, escalades, delta plane, canoé.....

Le site de la roche à Bunel au cœur de la boucle du hom à Thury Harcourt s'est endormi, il reste romantique de s'y promener sur les traces du passé, découvrant le chalet bleu mais aussi l'auberge ou vous pourrez profiter des activités proposées.

C'est l'une des visites à ne pas manquer lors de votre passage à Thury-Harcourt par la voie verte de la ligne Caen-Flers.

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